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Le printemps débarque avec ses rayons de soleil mais aussi son florilège de pollens . Or, l' allergie aux pollens touche de plus en plus de patients de tous âges. Plus de 25% des français sont atteints de pollinose encore appelée «rhume des foins». Nul n’est épargné mais on note une prédominance chez l'adolescent et le jeune adulte. Entre mars et septembre, on respire jusqu’à 11 millions de pollens par jour ! Certains allergologues reçoivent désormais en consultation des enfants de 2 ans gênés par les pollens, d'autres reçoivent des personnes âgées de plus de 75 ans présentant leurs premières allergies aux pollens alors qu'elles n'avaient jamais été allergiques auparavant.
Une longue saison Les pollens sont libérés par les plantes dans l'atmosphère, pour permettre la fécondation. La pollinisation correspond au transport du grain de pollen sur le stigmate de fleur femelle. Les pollens provoquant des réactions allergiques doivent anémophiles, être émis en grande quantité, de petite taille, et avoir un fort pouvoir allergisant. Les pollens anémophiles sont, petits et légers pour être transportés par le vent, parcourent des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Pour les allergiques, sachez que les différents pollens se succèdent dans l'atmosphère de Janvier à Octobre !
La saison débute par les arbres : chêne, bouleau, charme, hêtre, châtaigner, noisetier, aulne, platane, saule et peuplier. Cyprès, platane et bouleau sont les arbres qui provoquent le plus da manifestations allergiques. Elle se poursuit par à la pollinisation des graminées, qu'on appelle le classique « rhume des foins ». Elle survient, selon les années, dès la mi avril dans le sud de la France et mi mai environ, en région parisienne. Elle se prolonge environ deux mois. La saison se termine par les pollens d’herbacées. Ce sont des plantes vivaces composées d'environ 50 000 espèces qui se retrouvent en ville, en bordure des routes ou des chemins. L'ambroisie, la plus connue, prolifère dans la région Rhône-Alpes fin aout début septembre. Elle provoque des épisodes de rhinite et d'asthme très invalidants. Cette plante est apparue à Lyon il y a plus de 40 ans et s'est étendue progressivement en se propageant le long des autoroutes et sur les terrains non entretenus. Mieux vaut prévenir que guérir Yeux rouges et irrités, éternuements à répétition, nez qui coule ou bouché sont des signes typiques du rhume des foins, manifestations qui handicapent au quotidien. La première chose à faire est de consulter un allergologue afin de porter un diagnostic et d'identifier les pollens auxquels vous êtes allergique. Attention, il existe des allergies croisées, comme par exemple une allergie aux pollens de bouleau couplée à une allergie aux pommes ou aux poires. Quelques conseils simples à suivre pour éviter le pire Aérez votre logement le matin et non l'après-midi, ne fumez pas et éloignez-vous des fumeurs, en voiture, maintenez les fenêtres bien fermées, évitez la fréquentation des piscines chlorées, ne faites pas sécher votre linge à l'extérieur, et surtout pas en soirée, ne tondez pas vous-même le gazon, si vous devez jardiner, portez un masque, portez des lunettes de soleil, ne vous frottez pas les yeux. Consultez régulièrement les bulletins polliniques du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) http://www.pollens.fr. Vous pouvez également vous abonner au nouveau service Widget Alertes Pollens en indiquant les pollens auxquels vous êtes sensible et votre département. Enfin, pas de départ en week-end ou en vacances sans consulter le bulletin pollinique de votre destination. Quid de la processionnaire du pin? Cette « bestiole » qui fait non seulement ravage en se nourrissant des aiguilles de pins et de cèdres dont elle affaiblit la croissance mais en fin d’hiver, ses chenilles et nids en raison de leurs propriétés urticantes sont un danger pour les personnes et les animaux domestiques. |